Le nouveau projet des fédérations nationales mérite des éclaircissements
C’est
en avril que se tiendront les assemblées générales électives au sein
des 17 fédérations sportives de sports olympiques, conformément à la
charte du Comité international olympique et aux recommandations du
Cnot qui fixent le mandat des différentes instances à quatre ans
correspondant à la durée d’une olympiade.
Dans le souci de
synchroniser et de réglementer la tenue de ces assemblées, la tutelle a
présenté un projet afin d’officialiser la restructuration de notre
sport et intégrer les spécialistes (entraîneurs, arbitres, ex-joueurs)
dans nos fédérations ainsi que les femmes, ce qui aidera sûrement à
renouveler un paysage de responsables dont l’héritage est devenu trop
lourd…
Mais il ne faut pas non plus que les nouveaux arrivants se
nourrissent d’illusions : ils seront confrontés à l’épreuve des
résultats.
Ambiguïté
A l’approche des assemblées générales électives, nous avons remarqué une certaine ambiguïté dans ces projets.
En
effet, l’article 35 stipule que tous les membres, présidents inclus,
sont élus par les clubs et sont obligés de désigner deux membres
féminins, même si leur élection ne doit pas satisfaire certaines
conditions imposées aux membres masculins. Dans ce cas, la tutelle
n’est plus habilitée à procéder à la désignation d’un tiers des
membres, comme c’est pratiqué habituellement depuis longtemps, et
l’élément féminin n’est pas tenu d’avoir une expérience dans le domaine
du sport géré par les fédérations en question. Mais le membre fédéral
masculin est, lui, censé avoir des connaissances.
Il est vrai que
ces nouveaux règlements trouvent leur crédit en incitant les clubs à
assumer leurs responsabilités par le biais des suffrages, mais les
risques seront présents en excluant des compétences par une liste
unique.
Il y a aussi une autre complication dans ce nouveau projet
en exigeant aux nouveaux membres un certain niveau d’instruction (bac +
2). Cette condition aura l’effet d’exclure — sans aucun doute — ceux
qui ne cessent de rendre service à notre sport.
L’article 42
Pour ce qui est de l’article 42, il est aberrant de permettre à la
base d’élire, en toute liberté, un nouveau bureau tout en délimitant le
nombre de mandats (3 mandats).
Le problème réside toutefois dans
la rétroactivité de cette réglementation (2002) qui fait curieusement
partie des nouveaux statuts (2009), ceci est en contradiction avec les
règles juridiques.
Il est aussi aberrant que les listes des nouveaux membres fédéraux soient approuvées par la tutelle ou le Cnot.
Elles devront passer par des élections…
Tout
compte fait, il ne s’agit là que d’une lecture du projet des nouveaux
statuts. La tutelle aura évidemment le temps de rectifier le tir, en
prenant les décisions appropriées, celles qu’elle jugera utiles.